Scène de rue capturée au Nikon ZF
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Pourquoi je photographie au Nikon ZF

Un boîtier moderne déguisé en appareil argentique: ce que le Nikon ZF a changé dans ma façon de photographier la rue.

Une façade du siècle dernier peut abriter une machine d’aujourd’hui.

Une façade qui ne change pas

Le Casino de Monte-Carlo n’a pas changé de robe depuis un siècle. Sous les lanternes, les portiers reçoivent une clientèle qui n’a jamais connu qu’aujourd’hui. Ce qui semble ancien peut appartenir tout entier au présent.

Le charme des molettes

Le Nikon ZF porte la même robe qu’un FM2 de 1980. Molettes gravées. Levier noir. Silhouette anguleuse. Sous le capot: un capteur plein format, une stabilisation, un autofocus qui ne rate rien. Un appareil peut se déguiser en passé et fonctionner en futur.

Une Mercedes 190 SL décapotable saisie en noir et blanc intemporel

Décider avant de voir

Régler la vitesse à la molette se fait avant l’œil au viseur. L’image se décide avant de se voir. En photo de rue, cette demi-seconde d’avance change tout ce qui suit.

Une voiture aux reflets nacrés négociant un virage en épingle dans la lumière du soir

Un appareil qui désarme

Un boîtier qui a l’air ancien n’inquiète personne. On m’a demandé plusieurs fois si je photographiais à la pellicule. La méfiance regarde la forme. La photo, elle, se prend dans l’instant qu’elle libère.

Un grand-père et son petit-fils assis sur un banc, une mouette posée sur une statue

Ce que je porte

Un seul zoom, le NIKKOR 24-120 mm f/4 S. Assez large pour un paysage. Assez long pour un visage de l’autre côté de la rue. Tout ce qui est dans la galerie sort de ce duo.

Un musée de pierre blanche perché à pic sur la falaise, une mouette au-dessus de la mer

Le matériel ne fait pas la photo. Mais un appareil qu’on a envie de sortir en fait sortir plus.